lundi 24 mars 2014

Canalisations en France : alerte aux fuites d’eau potable et au gaspillage

A quelques jours des élections municipales, la Fondation France Liberté et 60 Millions de consommateurs  publiaient une nouvelle carte d’information sur les réseaux d’eau potable en France dans le cadre de l’Opération transparence.


Selon l’étude, 20% du volume d’eau ne serait pas acheminé chez le consommateur chaque année. Ce dernier paye une eau qu’il ne consommera donc jamais.

La plupart des associations ont pointé du doigt ce problème, comme l’association CLCV l’an passé. Les canalisations d’eau sont défectueuses et devaient être remise aux normes, au plus tard  en décembre 2013 selon la Directive Européenne 98/83/CE. Cette date est donc largement dépassée. Pour obtenir ces résultats, l’étude s’est basée sur les données des préfectures transmises à l’Onema (à partir de 2011) ainsi que sur les rapports annuels locaux sur le prix et la qualité du service de l’eau. Selon 60 Millions de consommateurs, 2 préfectures sur 3 n’atteignent pas les objectifs fixés par la loi Grenelle II de 2010, visant à limiter le taux de fuite à 15% de l’eau produite. Environ ¼ des préfectures dépasserait les 25% de taux de fuite, ex : Dignes-les-Bains serait à 53,73% (Provence-Alpes Côtes d’Azur).

Le décret n° 2012-97 du 27/01/2012 appelait déjà les services de l’eau à dresser un descriptif de leur réseau d’alimentation. Car au-delà des pertes considérables en eau potable, c’est la qualité de l’eau qui est remise en question car de nombreuses canalisations sont en plomb, ce qui entraîne de questions sur les résidus nocifs présents dans l’eau du robinet.

Comme l’indique 60 Millions de consommateurs et France Liberté, on peut penser que si la situation n’est pas prise en main rapidement par les élus, il y a un risque que les collectivités s’endettent face à l’urgence du renouvellement des canalisations en France. Par ricochet, ce sont également les usagers qui payeront une facture plus de plus en plus salée.